Quid du bio et de l’équitable ?

 

Dans sa quête du produit authentique et artisanal, Stéphane Cataldi a pu observer que le plus authentique était rarement celui qui s’en vantait. Il cherchait le petit saucisson de pays dans les montagnes, le petit fromage chez le fermier, et l’évidence était là: quand un producteur faisait du «qualitatif», il n’avait aucun mal à le vendre, et ne cherchait même pas à se faire connaître: le bouche à oreille fonctionnait, l’acheteur venait à lui, et il pouvait fixer son propre prix sans que personne ne se sente lésé. Et le plus souvent, le marché local de connaisseurs suffisait à écouler la production.

 

Il apparut rapidement que dans le domaine des grands cafés, c’était le même phénomène.

Lorsque le but recherché était exclusivement la qualité du café obtenu, un cercle vertueux s’enclenchait: une main d’oeuvre plus qualifiée (nécessaire à la qualité finale), un travail plus gratifiant, un meilleur café vendu à bon prix... et donc des salaires plus élevés, et pour maintenir la qualité, une fidélisation de la main d’oeuvre au travers d’initiatives sociales: logements, écoles, dispensaires etc... sur place, dans les fermes, les déplacements pouvant être compliqués dans les zones de production isolées et souvent montagneuses.

 

Et les labels équitables dans tout ça ?

 

Paradoxalement, le fait de «subventionner» une production sans rien exiger en échange, amène les producteurs à vendre leurs meilleurs cafés sur le marché normal (où le prix sera déjà juste, voire plus élevé), et à écouler leurs plus médiocres cafés sur le marché équitable (puisque le prix sera plus intéressant que ce que la qualité permettait). Résultat ? Des producteurs qui ne sont pas motivés à améliorer la qualité, et restent donc dépendants du système d’aide, et des consommateurs qui, déçus de la qualité malgré le surcoût, finiront naturellement par se détourner des cafés équitables.

Chez Caffè Cataldi, il n’y a donc pas d’équitable «labellisé». Rien que du «naturellement équitable».

 

Et le bio ?

 

Pour obtenir un bon café, les petits producteurs connaissent l’importance de l’équilibre de leur environnement et ne forcent en rien les rythmes des plantations. La faune, la flore, tout trouve sa place, et le plus souvent la production de la ferme est diversifiée. Certains font résolument du «bio certifié», voire de la biodynamie, ce qui est louable; mais les autres évitent également au maximum les traitements chimiques, qui n’apportent rien en terme de qualité et peuvent même y nuire. A l’arrivée, le «non-bio» de grande qualité sera très proche du «bio».

Partant de ce constat, Caffè Cataldi propose tous les cafés, du moment qu’ils sont excellents.

 

Les informations attachées aux fermes de production sont souvent très complètes, car la plupart des acteurs du marché des cafés d’excellence ont tous ces aspects très à coeur.

Il n’est -hélas- pas possible de les vérifier toutes individuellement. Mais nous vous les traduisons intégralement, et restons à l’affût, car la confiance ne doit pas empêcher la vigilance.