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Torréfier ? un jeu d'enfants ! Le 13/03/2013

Bastian vérifie la température avant l'introduction du grain
On vérifie qu'on est à la bonne température.

Bastian relâche le grain dans le tambour
Et on y va !

Bastian et Rémi analyse la courbe de température
On vérifie que le café réagit bien à son introduction...

Bastian vérifie la couleur du Malabar
On vérifie que la couleur évolue correctement...

Rémi est prêt à modifier les réglages du Giesen
On régule la chauffe...

Rémi et Bastian vérifient l'avancement du grain
On prend un second avis...

Rémi et Bastian fixent le graph et la témparature du grain
On se prépare au 1er crack...

Rémi allume le refroidisseur
On enclenche le refroidisseur...

Rémi ouvre la trappe du torréfacteur
On s'extasie devant ce magnifique Malabar qui tombe...

Rémi vide le tambour du Giesen
On attend gentiment que les 5 Kg se déversent dans le refoidisseur...

Rémi arrête la chauffe
On arrête la chauffe.

Un vrai jeu d'enfants !

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Le commerce du café en Ethiopie Le 28/11/2012

Caféier

Comme vous le savez peut-être, j'ai eu la chance de passer une semaine en Ethiopie, plus particulièrement à Addis Abeba et dans la région de Sidamo et la sous-région de Yirgacheffe. Le commerce du café en Ethiopie, depuis que j'ai lancé la torréfaction, a toujours été un mystère et je n'arrivais pas à avoir d'informations claires sur son fonctionnement. C'était l'occasion d'enfin comprendre comment il fonctionne. Et bien, malgré les difficultés logistiques, on peut dire que c'est très bien organisé. Voici les différentes étapes de la commercialisation d'un café provenant d'une station de lavage indépendante.

Le premier Marché

Première étape, après récolte du café dans son jardin ou en forêt, le fermier amène sa production sur la place du premier marché. Là, le sac est pesé et suivant la qualité, la maturité des cerises, le moment de la saison, le terroir et la station de lavage, le fermier en obtiendra un certain prix.

First Market

Le Dépulpage

Seconde étape, le café est dépulpé dans la station de lavage, gradé automatiquement par la densité des grains à la sortie du dépulpage et mis à fermenter dans des bacs de fermentation.

Depulpeur

Dépulpeur

bac de fermentation

bac de fermentation


La fermentation permet de rendre la parche qui protège le grain, friable, sans cette étape, la parche resterait liée au grain et il serait très compliqué de séparer grain et parche.

Le lavage

Dès que la fermentation a fini son travail, il est urgent de laver les grains afin d'arrêter la fermentation. Si elle durait trop longtemps, cela affecterait la qualité de la tasse. Le réservoir est vidé dans un canal où est déversée de l'eau en continu. Les grains sont brassés dans ces canaux, les flotteurs sont éliminés car défectueux (pas matures, trop matures, abimés,...). Les grains restants sont alors rassemblés sur des lits carrés pour un premier séchage et tri rapide puis étalés sur les lits africains.

Lavage

Lavage


Le séchage et le tri

Une fois sur les lits africains, les grains sont remués régulièrement pour assurer un séchage égal et déplacés suivant leur degré de séchage, jour après jour, du haut de la colline au bas ou de la zone la plus venteuse à la moins venteuse, suivant les emplacements et orientations des stations. Tout au long de ces jours de séchage, ils sont triés afin d'éliminer les grains cassés, déparchés, jaunis, brunis, etc... De ce tri manuel dépend énormément la qualité définitive du café. Bien sûr, plus les cerises sont cueillies à maturité, plus ces étapes sont facilitées mais les conditions de récolte, le prix des cerises et les connaissances des fermiers sont des facteurs limitants importants de la qualité de la matière première.

lit africain


tri manuel sur lit

Mise en sac, enchère

Quand le café arrive à un certain degré d'humidité, il est considéré comme sec, mis en sac et transféré dans le bâtiment de l'ECX (Ethiopian Commodity Exchange) où il est stocké jusqu'à achat par un exportateur. Un échantillon est prélevé et est gradé suivant les défauts apparents des grains. Un numéro de lot avec le grade est alors fourni au vendeur, qui, à Addis Abeba, se rend dans la salle des enchères et propose son lot. Une salle réunit acheteurs et vendeurs. Si un acheteur (exportateur) est intéressé, un accord sur le prix est trouvé et scellé par un high five. Chacun remplit dans son coin un feuillet avec son identifiant, le code du lot ainsi que le prix décidé. Ces feuillets sont vérifiés par un opérateur qui vérifie visuellement si les informations concordent, et électroniquement que le lot se trouve bien dans le bâtiment de l'ECX et que l'acheteur a bien à disposition la somme indiquée sur son compte. Si un des éléments n'est pas vérifié, la vente est annulée. La vérification prend 2 secondes. Un vendeur, à partir du moment où son lot est arrivé à l'ECX, a 3 mois pour vendre son lot et plus il attend plus il a de pénalités à payer. Un acheteur, une fois le lot acheté, a 30 jours pour exporter le lot. Une fois le lot vendu, l'exportateur peut alors déparcher le café.

Trading

Cathédrale ECX
Tous les cafés produits en Ethiopie qui ne viennent ni de fermes ni de coopératives sont déparchés et préparés ici, c'est à dire la grande majorité. Cette immense salle est pleine de sacs dès que la saison commence (là, elle n'a pas encore commencé et doit justement être vidée pour accueillir la nouvelle récolte qui ne saurait tarder).

Déparchage, tri, gradage définitif et exportation

Une fois l'exportateur en possession du lot, il doit le préparer dans le bâtiment de l'ECX. Les sacs sont alors déversés dans une immense et assourdissante machine qui va séparer la parche du grain, retirer les pierres et tout corps étranger et trier suivant la densité et la couleur. Tout ce que la machine aura éliminé (grains brisés, trop légers, trop petits, de couleur orangée ou blanche) sera revendu sur le marché local. Après la machine, le café tombe sur un tapis d'une centaine de mètres de long où des femmes sont alignées et effectuent le dernier tri visuel pour ce qui aurait échappé à la machine (et il y en a !). L'exportateur doit s'assurer que le café obtenu à la fin de ce tapis correspond au grade acheté. A lui de définir combien de temps le grain passera sur ce tapis. Bien évidemment, moins la qualité est bonne au départ, plus il faudra passer de temps sur le tapis et plus cher cela lui coûtera.

Trieuse pour corps étrangers

Trieuse grains brisés


Trieuse densimétrique

Trieuse colorimétrique

Tapis manuel

Stockage final, vérification du grade et export

Une fois le tapis manuel passé, le café est prêt, mis en sacs, il est stocké par lot dans une salle, prêt à être chargé sur camion et exporté. Un échantillon est alors prélevé et fourni à une équipe de cuppeuses sur place, en charge de vérifier le grade et la qualité du café en tasse. Si la quantité de défauts constatés dépasse celle annoncée sur le lot, le café est rejeté. L'exportateur doit alors repasser par une phase de tri ou vendre son café en local. Il n'a pas le droit de déclasser son lot et l'exporter ! On évite ainsi toute bidouille. Si le grade correspond mais que la tasse est défectueuse, le lot est aussi rejeté. Malheureusement, il est rare dans ce cas qu'un nouveau tri puisse régler le problème et l'exportateur en est pour ses frais, la prochaine fois, il n'aura qu'à apprendre à cupper les cafés qu'il achète (il en a le droit avant que le lot passe à l'ECX). Par contre, du moment que la tasse n'est pas défectueuse et que le grade correspond, le lot est validé et peut être exporté. Cela ne veut pas dire que tous les Yirgacheffe "grade 2" validés sont bons, mais simplement que la tasse n'est pas défectueuse et que le nombre de défauts trouvés dans les grains correspond à la fourchette du grade 2. C'est pour cette raison que vous trouvez des grade 2 meilleurs que des 1 et moins bons que des 3 !!! La vérité est dans la tasse. Le café est alors pesé et mis sous scellé sur des semi-remorques, direction Nord-Est pour l'export par bateau. Si, arrivé au port, la quantité ne correspond pas et/ou les scellés ont lâché, bonne chance à l'exportateur, il semblerait que la sanction soit grosse amende et prison.

Sacs prêts à embarquer sur camions

Cupping et gradage ECX post achat

Camions chargés

Cas particulier des cafés naturels

Les cafés naturels ou par voie sèche sont de plus en plus populaires en Ethiopie, surtout depuis l'avènement des lits africains. La fermentation qui permet de séparer la parche du grain s'effectue dans la cerise, séchée au soleil, directement sur les lits africains. Les cerises sont décortiquées sur place et envoyées à Addis en grains et non en parche. Mais pour le reste, le système reste le même, ils sont stockés dans la cathédrale en attendant de changer de propriétaire, puis triés automatiquement et manuellement, et enfin validés, mis sous scellés et exportés.

Voie sèche


Et pour les fermes et coopératives ?

Les fermes et coopératives sont deux cas particuliers distincts. Point commun, ils ne passent pas par l'ECX.
Les fermes produisent, traitent les cerises et préparent les sacs de grain en leur sein. Elles vendent et exportent en direct le café.
Les coopératives dépendent d'ensembles plus grands appelés Unions. Nous avons visité l'Union Oromia à Addis, qui regroupe des coopératives dans toutes les zones de production du pays. Ils servent d'exportateurs aux coopératives et ont des capacités de cupping, grading, transport, stockage et déparchage.

Voilà, le commerce du café en Ethiopie n'a désormais plus de secrets pour vous. Et quand on voit la quantité de personnes impliquées et le travail que demande la mise sur le marché d'un paquet de café, on se rend compte que c'est vraiment un produit donné aujourd'hui !

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Les cafés millesimés Le 29/03/2012

C'est le retour à la mode des cafés millésimés !

Mais quoi qu'est-ce ? Il s'agit d'une lubie, de retour régulièrement. Il semblerait que certains cafés verts, stockés d'une certaine manière, se bonifieraient avec le temps et donc, au bout de x années, on pourrait les ressortir et les vendre avec un millésime. Alors, à moins que cette notion se rapporte aux arômes de jûte que prend le café stocké dans ces sacs après quelques temps ou aux arômes de bois sec et de poussière que prennent les grains quand ils sont vieux, je ne vois pas vraiment l'intérêt de tels cafés, si ce n'est, en effet, de passer de vieilles récoltes à des prix ridiculement hauts. Une bonne arnaque, quoi :)

Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir cherché... Par analogie avec le vin et d'autres produits comme le fromage, etc.,... certaines fermes et organismes de recherche ont essayé de trouver une méthode pour stocker les grains verts de manière à les faire évoluer sans perte de qualité. Daterra, par exemple, ferme de recherche bien connue du Brésil, a essayé pendant des années avant de finalement abandonner. Un grain qui vieillit est un grain qui se dégrade, quoi qu'on fasse. Nous n'avons pas à faire à un produit transformé où nous avons créé des équilibres entre certaines molécules, qui avec le temps vont lentement se recombiner jusqu'à arriver à un maximum puis décliner, mais à une graine, qui a une capacité germinative maximale au moment de la récolte et qui diminue rapidement avec le temps.

Cependant, ces recherches n'ont pas été inutiles et ont amené à une meilleure compréhension de l'évolution de ces graines dans le temps, ce qui nous permet aujourd'hui de profiter des penta box ( le système de stockage des grains de Daterra, en gros des sacs sous vide de 12Kg) et autres grain pro (des grands sacs plastiques spécialement adaptés aux graines afin de maintenir plus longtemps leur capacité germinative, en évitant le passage de l'oxygène qui oxyde les grains). Même dans ces conditions, vous ne gagnez que quelques mois de fraîcheur. Et chose étonnante, par expérience, j'ai remarqué que les grains, une fois ces sacs spéciaux ouverts, ont tendance à rattraper leur âge s'ils ne sont pas torréfiés rapidement.

Libre à vous d'acheter des grains dégradés et plus chers (il faut bien payer le millésime), mais j'espère que cet article vous aura éclairé sur ce que contiennent ces sachets. :)

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Les cafés nature Le 29/03/2012

Qu'est ce qu'un café nature et pourquoi est-ce important ?

Le mot nature, dans le monde du café, est utilisé pour décrire une méthode de préparation des grains post récolte, il est à opposer aux méthodes lavées ou mielleuses (et autres méthodes de séchage spécifiques à certaines régions de la planète). En fait, il s'agit tout simplement de la voie sèche, c'est à dire que les cerises, une fois cueillies, sont laissées à sécher/fermenter au soleil avant d'être décortiquées et mises en sacs.

Mais alors pourquoi l'avoir appelée la voie naturelle ? Il s'agit de la méthode de séchage la moins chère et la plus simple à mettre en place et donc la plus souvent utilisée pour produire les cafés à bas coût que vous trouvez dans les grandes surfaces. Cette voie de préparation a donc très rapidement pris mauvaise réputation, les grains finissant souvent surfermentés voire pourris. Or, ce problème n'est pas inhérent à la méthode mais à la non maîtrise de celle-ci et certaines régions de production comme le Harrar en Éthiopie ne peuvent s'en passer, par manque d'eau en quantité pour utiliser la voie humide (il en perdrait en plus son identité). Il existait donc sur le marché de spécialité (ou grand cru) des voies sèches qui étaient exceptionnelles mais boudées par les professionnels qui ne juraient que par la voie humide (et pour certains, c'est toujours le cas aujourd'hui !!). C'est alors que des Américains, grands marketeux devant l'Eternel, eurent l'idée d'appeler ces cafés naturals, en jouant sur le fait qu'on n'utilisait pas d'autres produits, pour le séchage, que le soleil. Par analogie, pour les Français, ces cafés sont devenus nature.

Même si j'adore faire des analogies (qui existent) entre le vin et le café, pour le coup, ce mot est un faux ami. Il n'y a rien de naturel (au sens viticole du terme, dont vous trouverez une description ici) dans les cafés nature.

Est-il si important de de faire la distinction entre un café nature et lavé ?

C'est essentiel, tellement les caractéristiques de base des cafés issus de ces 2 méthodes sont différentes. Un café lavé va plus facilement exprimer les notes florales, une acidité agrumée, de la finesse, un côté clean (une sensation de netteté de la tasse à la dégustation) alors que les cafés nature cachent plus facilement leur acidité, sont souvent plus corpulents, plus fous en bouche et expriment des arômes de fruits secs et/ou compotés. Il suffit de goûter un sidamo nature et un autre lavé (au hasard, le kebado et le shakiso) pour comprendre ce qu'amène chaque méthode.


Cet article inaugure une nouvelles section du blog qui tend à démonter certaines idées reçues sur le café.

Publié dans Mythes et Réalités
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Un point sur les prix Le 12/04/2011

Comme vous avez pu l'entendre et le constater ces derniers mois, le prix des matières premières explose.
Le café, 2ème matière première la plus échangée dans le monde après le pétrole, ne fait pas exception.
J'adorerais pouvoir taper sur la tête des spéculateurs (ne serait-ce que parce que ça défoule) mais, au final, pour le café, ils ne viennent qu'amplifier la hauteur de la lame de fond qui va remodeler durablement ce secteur.

Pour le marché de base, l'augmentation est de plus 100%. Si les prix ne retombent pas, attendez-vous une augmentation du prix du paquet pour une qualité significativement en baisse. Quelque chose me dit que les grandes marques vont trouver des slogans extraordinaires pour vous vendre du Robusta (plus de 60% moins cher que l'arabica) et que la majorité des cafés de restaurant vont voir leur %age de Robusta passer de 10/20% à plus de 30... Vous aviez déjà du mal avec ce vague jus noir au prix indécent, vous n'allez plus pouvoir y toucher !

Je pourrais très bien arrêter là mon article et ricaner bêtement sur le sort de ces torréfacteurs et restaurateurs mais il s'avère que ce mouvement crée aussi des remous au niveau du "speciality market", le "marché de spécialité", les "grands crus"... Enfin le bon café quoi...
L'impact n'est bien pas aussi énorme que sur le marché de base (plutôt de l'ordre de 15 à 30%) mais il est là et nettement plus clair à analyser.

Les principaux facteurs sont les suivants :

- Des aléas climatiques contribuent à une baisse naturelle de la productivité des plants accentuée par une augmentation d'attaques d'insectes et maladies. Les prévisions de récolte vont jouer de manière très significative dans la variation du prix sur le marché à terme. Jusque dans le milieu des années 70, c'était LE facteur déterminant. Depuis, avec la dérégulation, la spéculation financière a pris le dessus, a amplifié ce phénomène et en a ajouté d'autres, ce qui rend le marché illisible et encore plus nerveux (joli exemple de cercle vicieux).

- L'augmentation de la consommation de café. Par exemple, le Brésil consomme aujourd'hui quasiment la moitié de sa production, c'était moins de 10% il n'y a pas si longtemps... Et il en va de même de tous les pays que l'on aurait tendance à appeler émergeant mais qui, niveau café, ont bien émergé. La quantité globale de café disponible n'augmentant pas, la loi de l'offre et de la demande pousse les prix à la hausse.

- L'apparition d'une vraie culture café dans les pays développés, d'où un engouement toujours plus important vers des cafés de qualité. Et cela, je le constate tous les jours. Quand on a gouté à ces cafés, on ne revient pas en arrière, que l'on habite le 1er arrondissement de Paris, Souffelweyersheim ou Caouënnec-Lanvézéac (promis, je ne les ai pas inventés :)). Le café de qualité demandant un réel engagement, un terroir et une connaissance de la culture et des méthode des séchage, la quantité disponible n'augmente que doucement, bien moins rapidement que la demande, pas besoin de vous faire un dessin de l'impact sur le prix...

- La fin de l'énergie peu chère (gaz et du pétrole). Non, le café ne se dématérialise pas au Brésil pour réapparaitre dans mon garage et il ne passe pas de l'état vert à torréfié par l'opération du Saint-Esprit (de tout façon, il ne connait pas mes courbes de T°, alors je n'aurais pas confiance).

- La généralisation des méthodes de protection des grains. Ils permettent de maintenir la fraicheur des grains. Que ce soit avec les Penta Box de Daterra ou les Grain Pro chez d'autres, la différence est majeure mais elle a un coût additionnel non négligeable.

Mais alors cette augmentation, un bien ou un mal ?

Un bien pour les producteurs qui profitent aujourd'hui de prix dont ils ne pouvaient que rêver il y a quelques saisons, qui leur permettent d'investir dans des équipements plus perfectionnés afin d'encore augmenter la quantité et la qualité dans leur production.
Un mal (relatif) pour nous qui devons débourser plus pour l'importer, le transformer et le consommer. Je relativise parce qu'une tasse d'espresso pour un paquet à 6 euros, ce n'est jamais que 17 centimes.

Et au final quel impact sur le porte monnaie ?

Difficile de répondre de manière générale mais dans le cas de Caffè Cataldi, et hors Cup of Excellence, qui sont des exceptions fonctionnant sur le principe des enchères, alors qu'au lancement la gamme des prix allait de 4,50 à 6 euros avec une majorité à 5/5,50 euros, elle est désormais de 5 à 7 euros avec un équilibre actuel à 5,50 euros penchant de plus en plus vers les 6 euros. Cependant, en parallèle, grâce à la généralisation des Penta Box et autres Grain Pro, la qualité gustative des produits s'est aussi nettement améliorée. Je considère donc pour l'instant que le rapport qualité/prix est quasiment inchangé, ce qui reste pour moi, l'indice déterminant. Mais soyez simplement sûrs d'une chose, ici, l'arnaque n'a pas de place à table et qu'être le plus riche dans la tombe m'intéresse assez peu (certains avaient-ils encore un doute ?). Donc, si par je ne sais quel événement, les prix venaient à baisser, ce serait répercuté lors de la mise en place des nouveaux cafés (ma feuille excel de calcul de marge fonctionne bien et je suis trop flemmard pour la modifier).

Et pour terminer et vous démontrer que de toute façon, vous n'avez pas le choix, j'ai demandé à un ami, Sauron, qui habite une très jolie tour, de conclure pour moi.

Un Café pour les gouverner tous. Un Café pour les trouver. Un Café pour les amener tous et dans les torréfactions les lier.

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